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ECRITURE CREATIVE - MEDITATION PLEINE CONSCIENCE

Proposition n°4 EN PLEINE CONSCIENCE

En une semaine, autour de nous, dans la nature, à la campagne,  dans la ville ou le village, beaucoup de choses ont changé...

Plus de bruit de voiture, de moto, plus d'éclats de voix dans les rues, plus de cris d'enfants dans les écoles ou dans les parcs, plus de promeneurs qui discutent .....

Plus d'odeurs de moteur, ni de cuisine du restaurant d'à coté, ni de café du bistrot du coin, ni du parfum de la dame qui passe ....

Plus de regroupements de gens sur le marché, plus les couleurs des parasols, plus les vitrines décorées...

Plus de poignées de mains, plus d'embrassades, plus de contacts .....

Que nous reste-t-il ?

Je vous propose de faire l'inventaire de ce que nous pouvons autrement entendre, sentir, voir, toucher, depuis que nous sommes confinés.

Car la nature, elle, n'a pas dit son dernier mot et la vie continue sans nous ..... les jours et les saisons passent, la végétation change et les animaux aussi.... 


Racontez à travers de vos sens, ce que vous vivez. Que voyez vous de votre fenêtre, dans votre jardin, qu'entendez vous de votre rue, de votre balcon, de votre cour ? Quelle sont les nouvelles odeurs qui vous parviennent ?

Soyez quelques instants en pleine conscience de votre paysage sonore, olfactif, visuel, et racontez nous ....

Proposition n°4     EN PLEINE CONSCIENCE

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M
Zid zi iii !
iou iou !
Coucou, coucou !
Triiii ! Triiii ! Triiii !
Ziou ziou ziou !
Ti ti iti rou rou ! ( r roulé)
zouip zouip !
Tiri tiri tiri ! (r roulé )
tiriti tiriti ou ! ( r roulé )
touiti touiti trou ! ( r roulé )
tchiki ! Tchiki ! Tchiki!( t appuyé )
coucou coucou ! ( ah, le coucou est encore là )
tipitipiti piti !
kak kak kak kak kak !
miiiii miiii miiii ! ( La buse est à la bourre )
La nuit tombe, les oiseaux de mon jardin vont ce coucher ...
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B
UNE SORTIE IMPROMPTUE
La nature prospère. Par la fenêtre mon buisson de rose pompon explose de bonheur et envahit mon jardin. Il invite à la rèverie printanière.
Si je sortais ? Mon chien me sert de prétexte. En voilà un qui n’en revient pas de sortir 3 fois par jour ! Munie de ma précieuse autorisation en poche, me voilà dehors .
La rue pour moi toute seule, me voilà reine de la rue ! Une reine sans sujet…. Excepté mon chien. !
Ah si, les oiseaux viennent me tenir compagnie. Ca ne fait en général pas de bruit les oiseaux , juste un petit gazouillis par ci par là, en toute discrétion. Mais là c’est un vrai tohu-bohu : mésange, rouge gorge , chardonnerets et tous les inconnus donnent de la voix.
En rentrant , sûr, je vais me plonger dans les chants d’oiseaux, pour un peu de culture !

Un peu plus loin une bonne odeur de ragout mitonné depuis des heures . Les femmes vont redevenir de vrais cordons bleus. J’essaie d’imaginer : carottes, oignons, bœuf… et si c’était plutôt du couscous. J’hésite , mon nez n’est pas assez affuté.
En rentrant je vais me plonger dans les recettes de cuisine . Ca aussi c’est de la culture !

Tout au bout de la route il y a un petit bois, en général très animé. Aujourd’hui il parait sombre et secret . Je me sens Petit Poucet ou Chaperon rouge cueillant des fleurs de bourrache, des fleurs d’ail et d’autres que je ne connais pas.
En rentrant je vais me plonger dans un livre de botanique. Encore de la culture !

Le bois a l’air plongé dans un étrange sommeil, comme celui de la Belle au Bois Dormant. Les enfants ne le traversent plus à vélo, les chiens ne lèvent plus la patte contre les troncs d’ arbres, les amoureux ne se réfugient pas dans les coins oubliés.
Le bois s’ennuie , alors il dort. C’est un bois fait pour les contes , mais s’il n’y a personne, que raconter ? Même pas l’ombre d’un loup pour donner un peu de piment..

Je me sens indiscrète et je le quitte sans faire de bruit pour ne pas le réveiller.
Peut être après tout qu’il se repose enfin..

Le soir est tombé. La promenade a été longue. Je me suis un peu perdue dans ce bois.
Tout là haut les étoiles brillent d’une étrange intensité. Elles clignotent du même rythme qu’un cœur qui bat.
L’espace s’agrandit
L’humain a lâché prise
Demain, je retournerai au bois.

Dominique Breuker
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P
Le pas que je n’exécute plus dans la rue, dans la prairie, engendre plus de miracles que je ne saurais en jouir dans toute ma vie.
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A
Ce matin, en ouvrant ma fenètre, j'ai été surpris : plus de voitures, de motos, d'agitation !
Inhabituel ....
Et si j'e profitais pour faire quelques minutes de méditation ?
Le matin est le meilleur moment de la journée pour méditer, le moment qui détermine le reste....
Je respire, en conscience, j'écoute, en conscience, le chant des oiseaux, les bruits d'ailes, les petits pas dans le bosquet, les glissements, les frottements subtils, qui m'étaient jusqu'alors interdits.
En ouvrant les yeux, je vois ....des fleurs minuscules qui se risquent à pointer leur nez sans crainte d'etre écrasées. Des bourdons aux grosses fesses butiner en toute quiétude, des abeilles au travail, des fourmis très occupées,.
En sortant, je rencontre une fleur, et je prends le temps de la regarder, de la sentir, et de toucher ses pétales, sa tige, ses feuilles. Les sensations vont du doux, du soyeux, au plus rugueux, piquant, rèche.
Je respire encore, et je sens l'air entrer dans mes poumons, je sais que je suis vivant. Ici et maintenant, je suis en bonne santé ; quelle chance !
Nous sommes aux prises avec une maladie qui nous décime mais la nature continue son travail.
Le ciel se dépollue, les animaux sortent au grand jour sans crainte des prédateurs humains, l'air se laisse respirer.
Et nous, humains, que faisons nous ? Nous prenons soin les uns des autres, nous sommes attentifs à notre santé, nous nous préoccupons de ce qui arrive à nos concitoyens, nous pleurons les morts et nous sommes décidés à faire changer les choses. Le virus est entre nos mains, nous les lavons plus souvent.
Nous restons chez nous, et nous voyons mieux ce qui s'y passe.
Est ce une partie de la leçon, le prix à payer pour nos erreurs, l'occasion de changer ?
Répondre
C
Minette est trop contente. Dans le petit matin, rien ne change. Elle peut se lover dans son plaid. Mais dès que la maison s’éveille, que les fenêtres s’ouvrent , que vont-ils faire ? Prendre le camping-car, la voiture ? Ah non, ils se dirigent vers la cabane du jardin. Chouette !
Sur le chemin le rouge gorge sautille sur ses pattes graciles. Il picore en veillant sur les grosses pies, agressives, envahissantes. Repos ! Elles font leur nid. Les merles peuvent aussi glaner quelques graines dans la pelouse.
La pelouse ? Elle n’a jamais été si bien entretenue. Par chance, quelques fleurs printanières avaient été mises en place. Et oui, le printemps est bien là. Elles offrent leur couleur jaune, rouge, blanche. On ne voit qu’elles. On contemple comme jamais leurs pétales délicats, leur allure de gagneuses après les rudes frimas. Si on lézarde encore l’abricotier planté à l’automne laisse éclater ses feuilles d’un vert si tendre.
Il est notre sauveur ce jardin. Il n’a pas de notion de confinement. On le cajole mais on ne pourra pas lui apporter de nouveaux plants.
Mais de quoi se plaint-on ?
D’ailleurs, dans mon quartier, règne un air de vacances. Les enfants jouent et leurs cris sont gais. Les tondeuses grondent un peu dans le chant des oiseaux. On se salue de la main, loin de nos grillages..
Ça, c’est côté jardin. Côté rue des joggers, cyclistes, marcheurs, loin de faire un aller retour rapide et sans doute des voitures rien que pour aller au tabac nous laissent pantois ce qui n’est pas recommandé ! Réactionnaires, inconscients, ignorants, plus forts que tout le monde aux dépens de celui-ci ?….. Le ressenti n’est pas positif.
Fera-t-il beau aujourd’hui ? Oublierons-nous cette étrange sentiment de confinement ? Le doux printemps nous aidera-t-il à combler notre vue, nos oreilles, notre toucher et à respirer avec lui ?
Le temps ? Le temps, celui qui se rythme. Appeler les enfants, la famille, les amis, prendre de leurs nouvelles.
Mais aussi le temps d’aller faire les courses et l’appréhension que cela représente.!Ayant épuisé tout ce qui pouvait se cuisiner ingénieusement et qui a fait naître de bonnes odeurs venues d’ailleurs et d’un autre temps, une fois les papilles régalées, l’idée de devoir toucher un chariot, mettre un masque, des gants…. éviter les gens comme des ennemiis…. Car la vie en pleine conscience est là aussi, avec tout son danger.
Chez soi grâce aux moyens virtuels, on peut communiquer. Quelle chance avons-nous de posséder ces nouveaux outils.
Pascale, « cas à risque », comme on dit, a choisi ce réseau pour nous distraire intelligemment. Nous espérons lui apporter un peu d’air frais. Que ce soit pour elle un véritable échange, un contact avec l’extérieur… et ses occupants….
Allez, nous sommes chanceux, au jour le jour….
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N
Confinement
Tout doucement la vie s’est transformée. Le bruit des moteurs de voitures qui démarrent, qui roulent, qui s’arrêtent a cessé. Je n’entends plus les cris des enfants qui jouent, qui courent, font du vélo, sur la piste cyclable à coté de chez moi, Aux alentours, il y a comme un silence qui prends possession de l espace, Quand j’ose aller jusqu’au commerce du coin, les gens ont le regard fuyant, la tête regardant le sol, oubliant de respirer, Je suis ébahie devant les rayons vidés de leur contenu, et surprise de l abondance d’autres. Pourquoi le papier toilette où les pâtes deviennent plus importants que les carottes où les patates… Quand je croise une personne que je connais, les choses changent, le lien si minime soit il, nous relie. Nous entamons à distance respectable, une conversation des plus chaleureuse, nous parlons de ce qui nous lie, de ce qui fait que nous avons eu des moments ensemble, que nous restons liés l’une à l’autre et que nous gardons cela en nous.
La vie s’est transformée. Mais c’est le printemps comme chaque année. La nature s’émancipe. Sur les bords de ma terrasse, le pamplemoussier pointe de jeunes feuilles nouvelles, la pivoine a ouvert ces coroles roses, les bourgeons de mon altea pointent leurs nez. L air a oublié les poussières nauséeuses et je sens un souffle nouveau arriver jusqu’à mes narines.
L odeur a changé, il plane des effluves de plantes, des senteurs de persil, de thym, de laurier qui ont remplacé les relents de pots d’échappements.
La vie s’est transformée. Je retrouve en ligne et en direct, mon cours de pilate, de yoga, d’écriture. Des groupes sur les réseaux sociaux se forment pour que nous soyons ensemble, un peu, de loin. Il se crée un égrégore de vie, au-delà des regroupements habituels.
Je vois d’autres façon de s’occuper, d’autres façons d’appréhender le temps, l’espace.
Le « plus de » (- de) est remplacé par le « plus de » (+ de) plus de rassemblement mais on appelle les amis pour savoir si ils vont bien, plus de marché mais on va au commerçant du coin, plus de vitrines mais des échanges de recettes, de nourriture…
On a remplacé les plaintes sur les réseaux, par le respect et l’ovation des personnes qui pour nous continuent de travailler : le personnel soignant, les commerces de nourriture, les éboueurs et tant d’autres.
La vie s’est transformée. Je ressens en moi une vibration nouvelle. Demain sera autre.
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