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ECRITURE CREATIVE - MEDITATION PLEINE CONSCIENCE

Méditation N° 31 Perles de méditation

 

 

 

Après la pluie, le ciel est nettoyé et les collines se réjouissent et la terre est tranquille.

Et chaque feuille reflète la lumière du soleil et la sensation de la terre est très proche de vous.

Méditez donc dans les profondeurs secrètes de votre cœur et de votre esprit où vous n’avez encore jamais été auparavant.

J.K

Jiddu Krishnamurti


Né dans une famille de dix enfants Jiddu est remarqué à l'âge de 14 ans par le théosophe Charles W. Leadbeater.

Jiddu Krishnamurti devient vite un penseur de grande envergure, ne relevant d'aucune religion ou doctrine philosophique. Il ne croit pas à l'existence des "Maîtres", et déteste être l'élu que les théosophes veulent faire de lui.

Après avoir publiquement renoncé, à l’âge de 34 ans, à la renommée , il passa le reste de sa vie à voyager autour du monde en expliquant aux gens le besoin de se transformer par eux-mêmes au travers de la connaissance de soi.

 


 

Krishnamurti (1895-1986) est l'un des maîtres spirituels les plus estimés du XXe siècle. Son enseignement, qui souligne avec passion la valeur, la beauté et l'immensité de la vie, a été pour beaucoup une grande source d'inspiration.

Ses œuvres figurent au programme des facultés de philosophie, psychologie et sciences de l'éducation de plus d'une centaine d'universités et de collèges américains.

Au cours des vingt dernières années de sa vie, Krishnamurti a participé à de nombreuses discussions avec des scientifiques (Jonathan Salk, David Bohm), des spécialistes du bouddhisme (Walpola Rahula, Chögyam Trungpa Rimpoché), des philosophes, des artistes et des écrivains (Renée Weber, Iris Murdoch, Pupul Jayakar, Bernard Levin), et un prêtre jésuite (Eugène Schallert).

Ces écrits témoignent de l'acuité, de l'ampleur et de la profondeur de sa perception de la vie.

 

 

Voici quelques " morceaux choisis " pour illustrer cette pensée.

"Range le livre, la description, la tradition, l'autorité, et prend la route pour découvrir toi-même." 

 

"La méditation est un dur travail. Elle exige la plus haute forme de discipline — non celle du conformisme, de l'imitation, de l’obéissance ; mais celle qui résulte de ce que l'on est constamment conscient, à la fois du monde extérieur et de la vie intérieure. Donc ? La méditation n'est pas une activité dans l'isolement, mais une action dans la vie quotidienne, faite de coopération, de sensibilité et d'intelligence. Si la méditation ne pose pas les fondements d’une vie irréprochable, elle devient une évasion et par conséquent n'a absolument aucune valeur. Etre irréprochable, ce n'est pas se conformer a une morale sociale, mais être libéré de l’envie, de l'avidité et de la recherche du pouvoir, qui sont des causes d’inimitié. On ne s'en libère pas par une action volontaire, mais en en étant conscient, du fait qu'on se connait. Si l’on ne connait pas les activités du moi, la méditation devient une excitation sensorielle et a très peu de sens.  "

Extrait de " La Révolution du silence "

 

 

"Il n'existe pas de bonheur durable dans les choses que nous connaissons. Le bonheur est étrange, il vient sans qu'on le cherche."

"Lorsque vous ne faites pas d'efforts pour être heureux, alors, mystérieusement, sans qu'on s'y attende, le bonheur est là, né de la pureté, de la beauté qu'il y a dans le simple fait d'être."

 

Extrait " Le sens du Bonheur "

 

 

"Vos prenez soin de votre cerveau car il est unique, c'est quelque chose d'extraordinaire.

Nulle machine, nul ordinateur ne peuvent lui être comparés. Il est si vaste, si complexe, ses capacités sont immenses, aussi subtiles qu'efficaces.

C'est l'entrepôt de l'expérience, du savoir et de la mémoire.

Toute pensée jaillit du cerveau.

On lui doit la malfaisance, la confusion, les souffrances, les guerres, la corruption, les illusions, les idéaux, la douleur et la misère, ainsi que les majestueuses cathédrales, les exquises mosquées et les temples sacrés.

Ses capacités, tant passées qu'actuelles, sont stupéfiantes.

Pourtant il est un domaine dans lequel il est apparemment impuissant : il ne parvient pas à modifier radicalement son comportement dans sa relation à un autre cerveau, à un autre être.

Ce comportement, ni punition ni récompense ne semblent pouvoir le modifier et le savoir ne paraît pas non plus capable de transformer sa conduite.

Le "moi" et le "vous" demeurent.

Le cerveau ne comprend jamais que le moi est le vous, que l'observateur est observé.

Son amour porte en germe sa dégénérescence, son plaisir débouche sur la douleur, les dieux de ses idéaux le détruisent.

Sa liberté est sa propre prison.

Le cerveau a été éduqué, conditionné, à la vie dans cette prison. Il ne cherche qu'à la rendre plus confortable, plus agréable.

Votre cerveau est unique, prenez-en soin, ne le laissez pas se détériorer. Il est si facile de l'empoisonner."

 

 

"Il est bon d'être seul. Etre loin du monde tout en parcourant ses chemins, c'est être seul. Etre seul en remontant le sentier qui longe le torrent de montagne tumultueux, grossi par les crues et la fonte des neiges, c'est avoir conscience de cet arbre isolé, solitaire dans sa beauté."

 

 

Extraits de " Journal "

 

 " On ne peut pas inviter le vent, mais on doit laisser la fenêtre ouverte...."

" Si vous vous basez sur ce que disent les spécialistes, les psychologues, les analystes, ce sont leurs théories, leurs dogmes, leurs connaissances que vous comprenez, ce n'est pas vous même. "

 

Extraits de " Se libérer du connu "

 

" Observez votre propre esprit, découvrez-en la profondeur, ce n'est pas mon enseignement qui compte, mais vous-même".

Extrait de " Tel que vous êtes "

 

 

Discussion avec des élèves d’écoles Krishnamurti en Inde.

 


Krishnamurti : Puisque vous ne posez plus de questions je vais vous proposez quelque chose. Vous savez que les gens parlent beaucoup de la méditation n’est-ce pas.


Elève: Oui, ils le font.


Krishnamurti: Mais vous ne connaissez pas du tout la question.

J'en suis ravi, parce que, ne connaissant pas cette question, vous pouvez apprendre à la connaître.

C'est comme si vous ne saviez rien du français, du latin ou de l'italien. Vous pouvez apprendre comme si c'était pour la première fois.

Tous ces gens qui savent d'avance ce qu'est la méditation doivent désapprendre pour pouvoir apprendre à nouveau. Vous voyez la différence ? Puisque vous ne savez pas ce qu'est la méditation, nous allons apprendre.

Pour apprendre à connaître la méditation, voyez comment fonc­tionne votre esprit.

Vous devez regarder, comme vous regardez un lézard qui passe sur un mur. Vous voyez ses quatre pattes, comment il colle au mur et, en regardant, vous voyez tous ses mouve­ments. Eh bien, de la même façon, observez votre propre pensée. Ne cherchez pas à la corri­ger, à la supprimer. Ne dites pas: « Tout ceci est trop difficile. » Simplement, regardez ; mainte­nant, tout de suite, ce matin.


Pour commencer, restez assis, absolument tranquilles. Prenez une position confortable, croisez vos jambes, restez. assis, tout à fait immobiles.

Fermez les yeux. Et voyez si vous pouvez essayer de les empêcher de bouger. Vous com­prenez? Vos yeux ont tendance à remuer.

Gar­dez-les complètement immobiles, comme par jeu. Et puis, étant assis comme cela, très tran­quilles, découvrez ce que fait votre pensée; observez-la comme vous avez observé le lézard.

Observez la pensée, sa façon de couler, une pensée suivant une autre, et ainsi vous commen­cez à apprendre, à observer.
Observez vos pensées : comment une pensée succède à une autre et comment elle se dit : « Celle-ci est une bonne pensée, celle-là ne l'est pas. » De même quand vous vous couchez, quand vous vous promenez, observez votre pensée.
Simplement, observez-la.

Surtout, ne cherchez pas à la corriger, vous découvrirez alors ce qu'est le commencement de la méditation.., et le faisant, ­vous êtes prêts à apprendre.

Et quand vous commencez à apprendre, cela n'a pas de fin.

Extrait de " Réponses sur l'éducation "

 

 

 

" De l'éducation " offre une réflexion philosophique sur l'éducation et le sens de la vie, la nature de l'enseignement, son rôle dans l'édification de la paix, et la liberté individuelle.

Krishnamurti se fonde sur la connaissance de soi, l'éveil de l'intuition et sur l'importance de créer un environnement propice à la compréhension.

L'auteur, qui toute sa vie porta un intérêt profond pour l'éducation et pour la construction d'écoles de par le monde, examine ici avec minutie ce qui selon lui pose problème avec l'éducation actuelle, et plus particulièrement l'erreur d'enseigner à nos enfants "quoi" penser plutôt que "comment" penser.

Le livre aborde ainsi plusieurs points primordiaux comme la dimension sociale et la nécessité de changer les modes de pensée, sans jamais perdre de vue l'idée principale que tout repose sur le rôle des parents et éducateurs auprès des enfants.

 

 

 " Avoir un esprit ouvert est plus important qu'apprendre ; et nous pouvons ouvrir notre esprit, non en le bourrant de connaissances, mais en étant conscients de nos pensées et de nos sentiments, en nous examinant attentivement nous-mêmes, en percevant les influences qui nous entourent, en écoutant les autres, en observant les riches et les pauvres, les puissants et les humbles. La sagesse n'est pas le fruit de la peur et de l'oppression ; elle surgit lorsqu'on observe et comprend les incidents quotidiens, dans les relations humaines. " 

Extrait de " De l'éducation "

 

 

Voici quelques extraits de " Perles de Méditation", dont vous trouverez l'intégrale, en PDF, 

ICI

"La méditation est l’un des plus grands arts dans la vie.

C’est peut-être le plus grand et on ne peut l’apprendre de personne. C’est ce qui fait sa beauté.

 Il n’y a pas de technique et par conséquent, pas d’autorité. Lorsque vous apprenez sur vous-même, quand vous vous observez, quand vous observez la manière dont vous marchez, comment vous mangez, ce que vous dites, le bavardage, la haine, la jalousie – si vous êtes conscient de tout cela en vous même, sans aucun choix, cela fait partie de la méditation.

Ainsi, la méditation peut prendre place même quand vous êtes assis dans un bus, quand vous vous promenez dans les bois remplis d’ombres et de lumière, quand vous écoutez le chant des oiseaux ou quand vous contemplez le visage de votre femme ou de votre enfant.

La méditation est la brise qui entre, quand vous laissez la fenêtre ouverte."

 

 

 

"Nous écoutons rarement un chien qui aboie, les pleurs d’un enfant ou le rire d’un homme qui passe.

Nous nous coupons de tout et à partir de cette coupure, nous observons et nous écoutons les choses.

C’est cette coupure qui est si destructrice, car en elle réside tout conflit et toute confusion.

Si vous écoutiez le tintement de ces cloches dans un silence total, vous voyageriez avec lui ou plutôt, le son vous transporterait de l’autre côté de la vallée, au-delà la colline.

Cette beauté ne peut être ressentie que si vous et le son n’êtes pas coupés, si vous en faites partie.

La méditation, c’est mettre un terme à la coupure sans aucun acte de volonté ni de désir.

La méditation n’est pas coupée de la vie ; elle est l’essence même de la vie, l’essence même de l’existence quotidienne.

Ecouter ces cloches, le rire du paysan qui passe avec sa femme, la sonnette du vélo de la petite fille, la méditation ouvre toute vie et non juste une partie.

 La méditation, c’est voir ce qui est et aller au-delà."

 

 

 

"Lorsque  vous prêtez totalement votre  attention, il règne un silence complet. Et dans cette attention, il n’y a pas de frontière, il n’y a pas de centre en tant que ‘’moi’’ qui sois conscient ou attentif. Cette attention, ce silence, c’est l’état de méditation."


 

"La méditation, c’est découvrir s’il y a un espace qui n’a pas encore été contaminé par le connu."

 

 

"C’était l’une de ces matinées exquises qui n’avaient encore jamais eu lieu auparavant. Le soleil venait juste de se lever et vous le voyiez entre l’eucalyptus et le pin. Il était au-dessus des eaux, doré, cuivré – une lumière qui n’existe qu’entre les montagnes et la mer. Un matin d’une clarté à couper le souffle, plein de cette lumière étrange qu’on ne voit pas uniquement avec ses yeux, mais avec son cœur.

Quand vous la voyez, le ciel est très proche de la terre et vous vous perdez dans cette beauté. Vous savez, vous ne devriez jamais méditer en public, avec quelqu’un ou en groupe. Vous ne devriez méditer que dans la solitude, dans la tranquillité de la nuit ou dans le calme du petit matin. Si vous méditez dans la solitude, alors ce doit être la solitude. Il vous faut être parfaitement seul : ne pas suivre un système, une méthode, répéter des mots, poursuivre une pensée, former une pensée conformément à votre désir......"

 

 

"Le ciel est très bleu, le bleu qui vient après la pluie et ces pluies sont venues après de nombreux mois de sècheresse. Après la pluie, le ciel est nettoyé et les collines se réjouissent et la terre est tranquille. Et chaque feuille reflète la lumière du soleil et la sensation de la terre est très proche de vous. Méditez donc dans les profondeurs secrètes de votre cœur et de votre esprit où vous n’avez encore jamais été auparavant."

 

 

Voici le texte d' une méditation guidée par J. Krishnamurti, La fenêtre Ouverte :

" Nous allons méditer ensemble... comme lorsqu’on laisse la fenêtre ouverte et que l’air entre à sa guise.

La méditation c’est tout ce que l’air apporte, c’est tout ce qu’est le vent... Il faut qu’elle soit ouverte par amour, par affection, en toute liberté, et pas dans l’attente de quelque chose. Voilà ce qu’est cet état de beauté, cet état de l’esprit qui voit mais ne demande rien.
Avoir pleinement conscience des choses est un état d’esprit extraordinaire - avoir conscience de son environnement, des arbres, de l’oiseau qui chante, du soleil levant, là derrière vous ; être attentif aux visages, aux sourires, à la boue qui couvre la route ; percevoir la beauté de ce pays, d’un arbre se détachant sur la rougeur du ciel, du friselis de l’eau -, avoir de toute chose une conscience sans choix.

C’est ce que je vous invite à faire en chemin.

Écoutez ces oiseaux, ne cherchez pas à les nommer, à en identifier l’espèce, écoutez simplement leurs bruits.
Écoutez le mouvement de vos pensées ; ne les contrôlez pas, ne les façonnez pas, ne dites pas : « Celle-ci est bonne, celle-là est mauvaise. » Mais accompagnez-en le mouvement.


C’est cela, la conscience dénuée de tout choix, de toute condamnation, comparaison ou interprétation, et qui n’est qu’observation.

Voilà qui rend l’esprit hautement sensitif.

Dans cet état de vigilance, il y a attention - mais point de contrôle ni de concentration.

Rien que l’attention. Autrement dit, vous êtes dans un même temps en train d’écouter les oiseaux, de voir le soleil se lever, d’entendre passer les voitures, d’être attentifs à vos pensées et à vos sentiments, et au mouvement dont est animée cette attention.

Votre attention est globale, sans limites, et couvre non seulement le conscient, mais aussi l’inconscient.
Lorsque l’esprit est ainsi attentif, le processus d’association de la pensée prend fin naturellement et l’esprit devient tranquille.

Alors de cette tranquillité surgit un tout autre mouvement... Cette méditation-là part de l’éternel et rejoint l’éternel, car le fondement sur lequel on s’appuie n’est plus le temps, mais la réalité. "

 

J.K 

" La méditation est libération totale de l’énergie."

 

 

Et quelques citations :

 

 "L'idéal est une invention du cerveau en vue de s'évader de ce qui est. "
Jiddu Krishnamurti ; Briller de sa propre lumière (2013)

 

 

Écouter ne consiste pas à approuver, à condamner ou à interpréter, cela consiste à examiner. "
Jiddu Krishnamurti ; Briller de sa propre lumière (2013)

 

 

"La véritable éducation, c'est d'apprendre comment penser, et non pas quoi penser. "
Jiddu Krishnamurti ; Le sens du bonheur (2006)

 

"Ce qui est beau dans le fait d'apprendre, c'est qu'on ne sait pas. "
Jiddu Krishnamurti ; Vers la révolution intérieure (2012)

 

 

Le plus grand art est l'art de vivre. "
Jiddu Krishnamurti ; Les mots, le 15 août 1979

 

La maturité n'est pas une question d'âge : elle vient avec la compréhension. "
Jiddu Krishnamurti ; De l'éducation (1953)

Méditation N° 31  Perles de méditation
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C
Bravo pour cet article.
La lecture de Krishnamurti me fait toujours osciller sur ma base.
Continue.
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A
Enfin un article clair et tout à fait complet sur Krishnamurti.
Très difficile de parler de lui et de ses enseignements. Merci de te mettre à la portée de tous.
Amitiés.
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D
C’ est simple : laissez la fenêtre ouverte et laissez entrer la lumière.
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M
Un article très long, mais que j'ai lu entièrement. La méditation est pour moi un art de vivre
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C
Félicitations pour ce bel article bien documenté.
Je suis un adepte de J.K


La pensée de Krishnamurti est, selon lui, résumée dans son texte de 1980 « Le cœur des enseignements »se fonde sur sa citation de, selon laquelle « La Vérité est un pays sans chemins ».
L'acquisition de cette « vérité » (qu'il appelait aussi « l'art de voir ») ne peut, selon lui, se faire au travers d'aucune organisation, aucun credo, aucun dogme, prêtre ou rituel, ni aucune philosophie ou technique psychologique.

Elle serait mieux connue par le miroir des relations et l'observation du contenu de son propre esprit. Les images, les symboles, les idées, les croyances seraient tous des obstacles et la cause des difficultés humaines. La perception de la vie serait conditionnée par les concepts enracinés dans l'esprit. L'individu ne serait ainsi que le produit superficiel d'une culture.

À partir de ce constat, une liberté peut être entrevue dans l'observation attentive de son propre manque de liberté. La connaissance du mouvement de ses propres pensées révèle l'esclavage au passé, la division entre le penseur et sa propre pensée, l'observateur et l'objet d'observation, l'expérimentateur et son expérience. Quand cette division se résorbe, l'observation « pure », libérée du temps et des conditionnements provoquerait une mutation radicale de l'esprit. Bien que sujet britannique par sa naissance dans la période où l'Inde était sous administration britannique, puis résident américain (un visa qu'il devait renouveler pour demeurer à Ojai, il se disait libre de toute nationalité comme de toute culture ou religion parce que, selon lui, l'attachement à la nationalité provoque la séparation qui est à son tour à l'origine des conflits.

CH.
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