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ECRITURE CREATIVE - MEDITATION PLEINE CONSCIENCE

Méditation N° 11 Les singes de la sagesse

Sculpture de Hidari Jingoro au sanctuaire Tōshōgū à Nikkō (Japon).

 

Les singes de la sagesse est un symbole d'origine asiatique constitué de trois singes, dont chacun se couvre une partie différente du visage avec les mains : le premier les yeux, le deuxième la bouche et le troisième les oreilles.

Ils forment une sorte de maxime picturale : « Ne pas voir le Mal, ne pas entendre le Mal, ne pas dire le Mal ».

 

Ce thème est originaire de Chine. La plus ancienne trace connue est dans les Entretiens de Confucius, écrits entre 479 av. J.-C. et 221.

 

JAPON - Époque Edo (1603-1868) Manju en ivoire, sanbikisaru se tenant les mains, les yeux incrustés de corail. Porte la signature Toyomasa.

 

 

Mais l'ajout des noms des singes semble typiquement japonais. En japonais, les trois singes sont appelés Mizaru  pour l'aveugle, Kikazaru  pour le sourd, et Iwazaru pour le muet.

 

Mizaru, cachant ses yeux, ne voit pas le mal.

Kikazaru, couvrant ses oreilles, n’entend pas le mal.

Iwararu, recouvrant sa bouche, ne dit pas le mal.

 

Cette maxime fut notamment prise pour devise par Gandhi, qui gardait toujours avec lui une petite sculpture de ces trois singes.

Cinquante sixième verset du Tao Te King 

Celui qui sait ne parle pas. Celui qui parle ne sait pas. Garder sa bouche close. Modérer ses sens. Tempérer ses ardeurs. Ramener chaque chose à sa valeur. Voiler l'éclat dont on rayonne. Etre conscient de son union profonde avec la nature, c'est atteindre la parfaite harmonie. Dès lors, le Sage n'est plus affecté par l'amitié ou l'inimitié, par le bien ou par le mal, par les honneurs ou la disgrâce. Il est parvenu au degré suprême. Par la voie.

 

Vivre selon la connaissance silencieuse

 

Ceux qui se soucient le moins de l’approbation des autres sont ceux qu’on approuve le plus. Leur sagesse tranquille peut donner l’impression qu’ils sont distant mais ils finissent toujours par gagner le respect de tous.

 

Ce lieu de la connaissance silencieuse est en vous, à l’instant même.

Bloquez toutes les issues. Le silence est la preuve de votre savoir intérieur.

 

Essayer de convaincre les autres par la parole, en dit davantage sur votre besoin d’avoir toujours raison que sur leur besoin d’entendre ce que vous avez à dire.

 

Rappelez-vous les 4 directives de ce verset.

 

Pensez à ce que vous allez dire avant de porter un jugement qui pourrait blesser quelqu’un. Détachez-vous de ce qui vous retient aux schémas de ce monde. Notez quand votre besoin d’avoir raison devient aveuglant et abandonnez aussitôt cette posture rigide pour faire place au côté souple de votre être.

 

Prenez conscience de votre envie de sermonner quelqu’un qui n’agit pas comme vous le souhaitez. Au lieu de taper sur la table ou de pousser des cris d’indignation, observez-vous.

 

Posez une question au lieu de donner un conseil ou de vous citer en exemple. Puis, écoutez ce que votre être et cette autre personne ont à vous dire.

Mettez le Tao en pratique dès aujourd’hui !

 

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