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ECRITURE CREATIVE - MEDITATION PLEINE CONSCIENCE

Proposition N° 30 La Fabrique d'Ecriture

Pour cette proposition n° 30, je vous invite à laisser libre cours à votre imagination et à vous laisser surprendre par les associations des mots et des images,  par vos choix et ...  par le résultat !

 

Choisissez une image

IMAGE N° 1
IMAGE N° 2
IMAGE N° 3
IMAGE N° 4

 

 

Choisissez un incipit ( un début ) 

 

-La petite rivière était toujours à sec.

 

- Quelque part dans le désert il y a cette ville

 

- Je l'avais choisie parfaite.

 

- Les corbeaux sont pressés d'en finir.

 

-Le temps de vivre, disais-tu.

 

-L'impossible tient dans une main.

 

 

 

Choisissez 5 mots dans cette liste


hiver, regard, oiseau, lanterne, poisson, troupeau,

théâtre, écume, pays, pendu, adieu, inconnu, insectes, coquillage, ombre, 

trouble, courage, blessure, lotus.

 

 

Choisissez 3 expressions parmi cette liste :

- Le cri du silence

-La profondeur de la nuit

-Le génie des lieux

-L'âge de la colère 

-L'année des secrets

- L'art et la manière

- Le marteau et l'enclume

- La mousson de juillet

 

 

 

Choisissez un titre

- la vitesse de cristal

-Cendres de la flamme d'or

-L'enfant des murailles

-L'étang dans la forêt ou les voyelles du silence

-Physionomie des ténèbres

-Féerie d'insectes dans l'oeil d'un automate

- le carnet du narrateur

 

 

À la suite de l’incipit, je vous propose d'écrire votre texte en y insérant au fur et à mesure les 5 mots choisis, les 3 expressions choisies et votre titre en regard de l’image choisie bien sûr !

Dans la conclusion de votre texte, glissez un détail de l'image

(merci de préciser le N° de l'image que vous avez choisi )

 

 

 

Et déposez vos compositions dans la rubrique " COMMENTER "......

 

 

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R
Physionomie des ténèbres - image n° 1

"Le temps de vivre" disais-tu ? C'est comme l'envol d'un oiseau, piquant vers le sol. Nous le croyons habité par le génie des lieux, mais il s'enfonce dans la profondeur de la nuit, fendant le cri du silence. Il fonce dans l'ombre avec courage, sans un regard pour la flèche du clocher qu'il dominait l'instant d'avant.
Répondre
L
IMAGE N° 1 Féerie d'insectes dans l'oeil d'un automate

Quelque part, dans le désert, il y a cette ville délabrée et en ruines qui fut jadis la plus peuplée du monde pendant plus de mille ans.
JASON,seul robot témoin de l'histoire de notre univers, téléchargé de mélancolie et d'états d'âme, porte son regard semi humain, sur ce qu'il reste de PARIS.
La tour Eiffel, est écroulée sous la rouille de ses arches béantes qui crient sous les asseaux d'une tempête de sable, sous la blessure et le cri du silence lugubre des automates huilés qui ont exterminé la race humaine. L'arc de triomphe s'affaisse piteusement au milieu des plantes grasses, seuls végétaux résistant à des sécheresses impitoyables, qui ont envahi les monuments autrefois fleurons de l'urbanisme du 19° siècle de l'ère humaine.
Jason est le seul automate à s'émouvoir de ce qu'il eut imaginé de ces lieux prestigieux, Il se met à flâner sous les lanternes définitivement éteintes de ce qui fut le quai de la rappée, à jamais dépourvu d'oiseaux. Le seul monument à peu près intact restait la Gare de Lyon, dont il prit le temps de croquer la pendule et son clocheton, tels qu'ils devaient être au temps des parisiens pressés de courir et s'affairer après rien et pour rien de vraiment nécessaire. (IMAGE N° 1) Tout çà se passait à l'âge de la colère, sentiment comme tous les autres, qui n'existe plus aujourd'hui. Le génie des Dieux a t'il existé?
Jason est définitivement triste, emprunt d'un désespoir pour lequel il a été construit; par erreur sans doute!
Alors, il s'auto - programma pour détruire ses propres connexions. Le robot désormais "inutile" (ais l'avait il été un jour? Ce n''était qu'une mauvaise copie, et de surcroît d'un homme!)s'écroula au sol, sans connexion.
Peu à peu, la nature repris inexorablement son oeuvre. De Jason on ne voyait plus qu'un amas de plantes grasses et une féérie d'insectes dans l'oeil d'un automate.
Répondre
C
Image n° 4

L’étang dans la forêt ou les voyelles du silence

La rivière était toujours à sec. Pourtant l’étang était bien là, silencieux, au milieu de la forêt où se miraient les feuilles et les racines luxuriantes de grands arbres étirés vers le ciel sombre. Des lianes étaient pendues aux branches ce qui, dans la profondeur de la nuit offrait un spectacle de théâtre. La rivière, elle, d’habitude si vive, ne coulait plus.
Il fallut attendre la mousson de juillet pour qu’enfin, son flot vienne briser le cri du silence. Des ombres mystérieuses se mirent à danser comme animées par un phénomène inconnu. Une écume abondante et onctueuse fit apparaître une nymphe auréolée de brume d’où coulait, enfin, comme par magie, l’eau vive de la rivière.
Cette image attirait le regard et l’on restait fascinés par cette fée porteuse d’eau fluide et claire éveillant l’étang de grands ronds où l'eau tombait dans un bruit fracassant. Ce bruit était la vie de l’eau même si sa source semblait venir de la longue chevelure de cette fine et fragile créature. Qu’en sera-t-il de son pouvoir au lever du jour, quand la forêt aura repris ses esprits ?
Répondre
M
J'ai choisi l'image numéro 3, J'avais souligné les mots et expressions choisis mais le commentaire ne prend pas le souligné ni le mis en gras. À vous de les retrouver !
Répondre
M
Physionomie des ténèbres
"L'impossible tient dans une main" se disait-il, attablé, la plume en alerte.
Il s'était emmitouflé dans un chandail, une grande écharpe autour du cou. La pièce était froide comme en plein hiver alors que le mois de mai pointait son nez. Hormis le halo de la lampe éclairant son grand cahier, il faisait un noir d'encre dans le bureau. Pas un bruit ne troublait la quiétude de cette nuit sans lune. Seul le cri du silence lui permettait de laisser libre cours à son imagination. Ainsi attendait-il chaque soir que toute la famille soit endormie pour solliciter l'aide efficace du génie des lieux. Cette vieille bâtisse avait vu passer plusieurs générations de gratte papiers.
Seul, il pouvait enfin s'adonner à l'écriture. Dans l'ombre ambiante son regard ne pouvait s'accrocher qu'à la page. Il écrivait encore à la plume d'une écriture pointue alors qu'aujourd'hui presque tout le monde utilisait le clavier et l'écran. Seule concession à la modernité, il avait troqué la lanterne contre une belle lampe de notaire délivrant une lumière centrée sur le manuscrit.
Chaque soir, la séance d'écriture délivrait le même nombre de vers, le même nombre de pieds et de rimes. Immuablement, il pansait sa blessure en laissant sa plume caresser le papier. Les ratures ne perturbaient en rien son allant. Son écriture millimètrée lui permettait d'apprivoiser ses affres et dessinait sur le grain du papier la physionomie des ténèbres qu'avait forgée son enfance de bébé abandonné sur le seuil de l'orphelinat, une nuit de novembre.
Malgré l'amour distillé chaque jour par sa famille adoptive, la noirceur avait envahi son adolescence et ne l'avait plus jamais quitté. L'âge de la colère ne lui avait pas permis d'exprimer son tourment. Seule la poésie l'apaisait, il en avait fait son métier.
"L'impossible tient dans une main" se disait-il chaque soir où la sienne trempait la plume dans le flacon du désespoir.
Répondre
P
Bonjour Maryvonne et merci pour ton texte !
Pourrais tu nous donner le N° de l'image que tu as choisi ?