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ECRITURE CREATIVE - MEDITATION PLEINE CONSCIENCE

Proposition N° 31 Mots de deux syllabes

 

Voici un texte de l’écrivain argentin Eduardo Berti 

Eduardo Berti, né en 1964 à Buenos Aires, est un écrivain  et linguiste Argentin.

"Il finit de traverser la rue et respire, soulagé. Ses derniers pas ont été les plus angoissants. Un moment, à mi-chemin, il a cru qu’il n’y arriverait pas. Et pourtant il s’était lancé d’un pas décidé, en pensant aux mots du poète : « On ne voit bien qu’avec le cœur, l’essentiel est invisible aux yeux ». Maintenant il se réjouit d’avoir jeté sa canne avant de traverser. Comme ça, personne ne pourra dire que si les voitures l’ont évité, c’était pour ne pas écraser un aveugle."

Et voici le même texte, réécrit avec des mots d'au maximum  deux syllabes :

 

Il pose le pied au bord du pavé et émet un gros « ouf ». Les pas de la
fin ont été les plus durs. Un peu plus tôt, il a bien cru ne pas en
voir le bout. Mais quoi, il y est allé d’un pas sûr, avec en tête les
mots de St-Ex : « On ne voit bien qu’avec le cœur, le vrai fond n’est
pas fait pour les yeux ». Pour le coup, il est fier de ne pas s’être
muni de son club pour ce raid au bout de la rue. De ce fait, nul ne
peut dire que si les gens ont pris soin de lui, c’est pour ne pas
tuer un type qui ne voit rien.

 

Je vous propose de choisir un des deux  textes de Colette, extraits de son roman "La Chatte ", de le réécrire en n'utilisant que des mots de deux syllabes au maximum, comme dans l'exemple ci dessus......

 

Extrait N° 1 :

 

"Il parlait à la chatte qui, l’œil vide et doré, atteint par l’odeur démesurée des héliotropes, entrouvrait la bouche, et manifestait la nauséeuse extase du fauve soumis aux parfums outranciers..
Elle goûta une herbe pour se remettre, écouta les voix, se frotta le museau aux dures brindilles des troènes taillés. Mais elle ne se livra à aucune exubérance, nulle gaîté irresponsable, et elle marche noblement sous le petit nimbe d’argent qui l’enserrait de toutes parts."


 

Extrait N° 2 :


"– Cette chatte, cette chatte… dit la voix maternelle. Elle n’a aucune notion de l’hospitalité. Regarde comme elle se réjouit du départ de nos amis !  
Alain jeta un éclat de rire enfantin, le rire qu’il gardait pour la maison et l’étroite intimité, qui ne franchissait pas la charmille d’ormes ni la grille noire. Puis il bâilla frénétiquement."

 

......... et de déposer vos textes dans la rubrique " COMMENTER " !

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R
Cette chatte, cette chatte... murmure ma mère. Elle ne sait pas vivre avec des amis. Elle aime les voir partir !
Alain jeta un éclat de rire de gosse, le rire qu'il gardait pour nous, au chaud entre nos murs, ou dans notre jardin. Puis il bailla avec ardeur.
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C
Extrait n°1 : La chatte

Il répondit à la chatte qui, le regard fendu dans une bille verte, exaltée par la senteur enivrante du jasmin, voulut miauler béatement tant l’effet puissant du parfum la faisait planer.
Elle mâcha un chiendent pour reprendre ses esprits, dressa son ouïe, se gratta le nez au fagot de la haie élaguée. Mais elle resta zen, sans joie intense et avança, fière, noyée d’un halo blanc.
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M
Extrait N° 1 :
"Il parlait à la chatte qui, l’œil vide et doré, atteint par l’odeur démesurée des héliotropes, entrouvrait la bouche, et manifestait la nauséeuse extase du fauve soumis aux parfums outranciers..
Elle goûta une herbe pour se remettre, écouta les voix, se frotta le museau aux dures brindilles des troènes taillés. Mais elle ne se livra à aucune exubérance, nulle gaîté irresponsable, et elle marche noblement sous le petit nimbe d’argent qui l’enserrait de toutes parts."
Ma version
Il causait au félin qui, le regard hagard et ambré, gêné par la très forte odeur de l'herbe de Saint Fiacre, béait de la gueule, et montrait l'horreur qu'a le chat des fumets puants.
La chatte blaira un brin de gazon pour s'en guérir, tendit son ouie aux sons, se gratta le nez aux bois durs des raisins de chien tout frais taillés. Mais elle resta bien calme, sans folle gaieté, et elle traîne fière, serrée dans son brillant halo .
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R
Cette chatte, cette chatte... dit la voix de ma mère. Elle ne connait pas le sens de l'accueil. Vois comme est grand son plaisir de voir partir nos amis ! Alain partit dans un éclat de rire de gosse, le rire qu'il gardait pour la maison et ceux qu'il aime, qui ne passait pas le bois d'ormes, ni la grille noire. Puis il ouvrit grand la bouche et bailla.
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L
Cette chatte, cette chatte, dit la voix de maman, elle n'a aucune chaleur humaine, si l'on peut dire pour un chat. Regardes comme elle se réjouit du départ de nos amis! Alain jeta un éclat de rire de gamin, ce rire qu'il gardait pour quand il était seul avec la petite famille, qui n'allait pas plus loin que la haie d'ormes et la grille noire. Puis il bailla plusieurs fois sans arrêt.
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