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ECRITURE CREATIVE - MEDITATION PLEINE CONSCIENCE

Proposition N° 25 Construisez votre texte

Rabindranath TAGORE

Nationalité : Inde
Né(e) à : Jorasanko, Calcutta , le 7 mai 1861
Mort(e) à : Jorasanko, Calcutta , le 7 août 1941
Biographie :

Rabindranàth Thakur, dit Tagore est poète, romancier, dramaturge et philosophe de langues bengali et anglaise. Mais il est aussi peintre et compositeur.

Ce qui l'intéresse avant tout c'est le drame des humbles vies, en s'interrogeant simultanément sur l'identité indienne.

Malgré la mort de sa femme, de trois de ses enfants et de son père (qui lui apporte la "révélation de l'amour de la nature et de Dieu") entre 1901 et 1918, il a su transformer sa souffrance en joie et il a monté un centre d'éducation international à Santiniketan au Bengale.

Son lyrisme rythmé et moderne, sa méditation sur la nature, sur la condition humaine et, plus pragmatiquement, sur la politique britannique colonialiste ont séduit un large public en Asie.

Le poète devient ainsi une icône du mouvement de l'indépendance de l'Inde et impulse une nouvelle politique culturelle et éducative dans son pays.

Ses principaux ouvrages "L'Offrande lyrique", "Souvenirs d'enfance", "Navire d'or", "Gora", "Le Jardinier d'amour", et "La Corbeille de fruits" lui valent le prix Nobel de littérature en 1913.

La proposition d'écriture qui suit est inspirée d'un recueil de nouvelles :  "Le vagabond et autres histoires".

Les nouvelles de R. Tagore le placent parmi les grands maîtres de cet art dans le monde. Elles illustrent les qualités de son génie, sa vive imagination alliée à une vue pénétrante de la réalité....
Tagore a observé le drame des humbles vies des villageois avec une sympathie et une compréhension infinies....

 

 

 

PROPOSITION D' ECRITURE :

 

Les phrases suivantes sont extraites du livre de R.Tagore : "Le Vagabond "

Je vous invite à construire votre texte en intégrant ces phrases.

Le sujet est libre...... L'ordre d'apparition des phrases l'est aussi .... Laissez aller votre plume.....

 

 

 

 

 

Il avait toujours été le favori de tous bien qu'il eut de nombreux frères et sœurs.

 

Voyez vous je suis fort occupée à manger des cerises noires et je ne me soucie pas de vous.

 

Le jeune amoureux ne fut pas long à disparaître.

 

Le lézard fuyait comme un dard avec un bruissement à travers les tas de feuilles sèches.

 

Ce regard transperçait même le cuir épais de leur apathie et atteignait leur cœur.

 

 Si je meurs avant vous et que je doive vous laisser, ce sera pour moi une double crainte.

 

ll ne faut qu’un souffle pour éteindre la lumière.

 

 

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C
JULIEN
Julien n’était ni l’aîné, ni le dernier mais dans sa famille Il avait toujours été le favori de tous bien qu’il eut de nombreux frères et sœurs. C’est ainsi qu’il se trouva bien désappointé quand après être entré dans la maison par la porte de la cuisine, il s’entendit répondre à son jovial bonjour: « Voyez vous je suis fort occupée à manger des cerises noires et je ne me soucie pas de vous. »Des promises ou d’autres jeunes femmes qu’il se choisissait, il en avait un plein carnet d’adresses, à proximité immédiate ou même à plus longue distance. Celle-ci, décidément en le surprenant, l’attirait de plus en plus alors, ne voulant pas l’importuner, le jeune amoureux ne fut pas long à disparaître. Il opta pour faire le tour de ce bois, lieu de leur première rencontre. En naturaliste averti, il ne manquait pas d’observer ce qui l’entourait ; le lézard fuyait comme un dard avec un bruissement à travers les tas de feuilles sèches, alors que des milliers de tétards, futures grenouilles coassantes ne manqueraient pas bientôt d’éloigner les promeneurs à la recherche de calme autour de cet étang si tranquille alors, connu de lui seul .
Il se voyait déjà à ce repas organisé par les parents de la jeune femme, se croyant encore obligés de respecter une tradition désuète de demande en mariage, quand le chiot après avoir aboyé méchamment à leur arrivée, n’aurait eu de cesse de les suivre, jusqu’à monter sur le siège arrière de leur voiture au moment du départ, avec ce regard qui transperçait même le cuir épais de leur apathie et atteignait leur cœur. Il aurait vite compris qu’il faisait partie de la dot! « Si je meurs avant vous et que je doive vous laisser, ce sera pour moi une double crainte. » semblait-il leur dire… Certes, il ne faut qu’un souffle pour éteindre la lumière. Il faudra surtout que vous m’enjambiez jour après jour quand je serai systématiquement installé sur vos lieux de passage.
…Il était ainsi devenu le chien favori de tous.

Christine
26 mai 2020
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A
"Voyez vous je suis fort occupée à manger des cerises et je ne me soucie pas de vous" disait l a Grand mère à la cohorte de ses petits enfants,Grand mère dont le regard transperçait le cuir épais de leur apathie et atteignait leur coeur..Le déconfinement étant prononcé ,le groupe d'enfants n'aspiraient qu'à parcourir le verger seul l'adolescent ,alors qu'il avait toujours été le favori bien qu'il eut de nombreux frères et soeurs ,demeurait à ses cotés,cette remarque lui fit mal ,le blessa au plus haut point car il était profondément attaché à cette aïeule alors ce jeune amoureux ne fut pas long à disparaître pour libérer sa peine ..Sous ses pas le lézard fuyait comme un dard avec un bruissement de feuilles sèches, les fruits écrasés dégageaient un parfum enivrant."Si je meurs avant vous et que je doive vous laisser ce sera pour moi une double crainte ajouta t 'elle "en descendant avec maintes précautions de l'échelle,"Il ne faut qu'un souffle pour éteindre la lumière" Cette dernière phrase à peine audible redoubla la peine de l'adolescent .
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C
Nous avions décidé d’emmener notre oncle voir un neveu isolé, au caractère spécial. Après le confinement, se sentant bien fragilisé désormais, il désirait le revoir.
La sortie était délicate. Il espérait que les bagarres familiales puissent peut-être trouver un terme après cette pandémie qui a surpris tout le monde. . Mon oncle se remettait mal de sa maladie.
« Si je meurs avant vous et que je doive vous laisser, ce sera pour moi une double crainte ». Revoir ce neveu lui semblait essentiel à la paix de son cœur.
Pendant le voyage il nous racontait que ce neveu, avant son retrait dans une vie d’ermite, était joyeux. Il s’était isolé après la disparition de ses parents. « Il avait toujours été le favori de tous bien qu’il eut de nombreux frères et sœurs ». Cette préférence affective ne l’avait pas rendu généreux envers sa fratrie et il s’était isolé en l’ignorant.
On avait bien surpris une fiancée auprès de lui mais « le jeune amoureux ne fut pas long à disparaître » et à retrouver son isolement.
Nous arrivions devant sa maison. Un peu abandonnée l’herbe nouvelle perçait la couche automnale. Du mur chaud « le lézard fuyait comme un dard avec un bruissement à travers les tas de feuilles sèches ». Hum, cette entrée n’était pas très accueillante.
Notre oncle s’avança. On le suivit.. Le neveu était là, dans le jardin. Il n’a pas mis longtemps à nous reconnaître. « Vous voyez bien que je suis occupé à manger des cerises noires et je ne me soucie pas de vous », lança-t-il en dardant son regard vers nous.
Ce regard de feu avait toujours effrayé la famille. « Ce regard transperçait même le cuir épais de leur apathie et atteignait leur cœur », nous affirma plus tard notre oncle. Il nous fit le même effet. C’était clair, il ne fallait pas importuner cet homme.
Mon oncle, frappé par le rejet si intense exprimé par les yeux de son neveu, ne voulut pas s’attarder davantage, lui à qui « il ne faut qu’un souffle pour éteindre la lumière » de sa vie comptée.
Il aura essayé. Cela l’aura tranquillisé malgré tout. Chacun sa vie, son destin, ses silences et ses mystères...
Nous sommes revenus chez nous l’entourer de toute notre affection en lui offrant les cerises noires de notre jardin.
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L
CALCUTTA, le 7 août 1941
Rabindramat, dite TAGORE, était, telle une gisante sur son lit. Omar, le plus jeune de ses arrières petits enfants s'était infiltré dans la foule de ses admirateurs pour la saluer une dernière fois. Il avait toujours été le favori de tous, bien qu'il eut de nombreux frères et soeurs, tous présents, quand sa douce voix souffla lentement ces mots, :
"Tel le lézard fuyait comme un dard , avec un bruissement à travers les feuilles sèches,ne voyez vous pas dans votre coeur que je suis déjà loin de vous tous et, voyez vous, je suis fort occupée à manger des cerises noires et je ne me soucie pas de vous, sauf peut être de toi, Omar qui devrait, plutôt que d'être là, rejoindre sa bien aimée."
Le jeune amoureux ne fut pas long à disparaître.
Dans un dernier effort, elle réussit à incliner lentement sa tête vers tous ceux qui buvaient ses dernières paroles de sage. Elle put encore les regarder intensément et ce regard transperçait même le cuir épais .de leur apathie et atteignait leur coeur. Il ne fallait qu'un souffle pour éteindre la lumière.
"Pardonnez moi et acceptez ma gratitude de vous savoir ici; car si je meurs avant vous,et que je doives vous laisser,, ce sera pour moi une double crainte" Ce furent ses derniers mots.
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R
La chaleur était accablante. Chetan longeait le chemin qui amenait à la maison de Neela. Il voulait lui dire combien il la trouvait belle et combien il l'aimait. Dans sa famille, il avait toujours été le favori, bien qu'il eût des frères et soeurs. Il n'imaginait pas que quiconque pût éprouver à son égard un sentiment différent de l'amour que ses oncles et tantes lui avaient toujours prodigué.
Tout en marchant, Chetan écoutait avec ravissement les trilles d'un oiseau perché dans un arbre tandis qu'un lézard fuyait comme un dard à travers les tas de feuilles sèches.
Les parents de Neela étaient là, assis devant la maison, ils regardaient tristement leur fille, juchée à califourchon sur une grosse branche du cerisier. Elle leur lança :
- Si je meurs avant vous et que je doive vous laisser, ce sera pour moi une double crainte. Elle avait de grands yeux noirs et le regard vif, ce regard transperçait le cuir épais de leur apathie et atteignait leurs coeurs.
Sur ces entrefaites, prudemment Chetan approchait. Dès qu'elle le vit elle lui déclara :
- Voyez vous je suis fort occupée à manger des cerises noires et je ne me soucie pas de vous !
Il ne faut qu'un souffle pour éteindre la lumière et le jeune amoureux ne fut pas long à disparaître.
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