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ECRITURE CREATIVE - MEDITATION PLEINE CONSCIENCE

La Terre peut se débarrasser de nous avec la plus petite de ses créatures.

 

Description

Emanuele Coccia, né en 1976, est un philosophe d'origine italienne, maître de conférences à l'École des hautes études en sciences sociales, depuis 2011.
 
 

 

Voici un extrait d'un article du philosophe Italien E.Coccia paru dans le journal" Le Monde" du 4.04.2020 à propos de la pandémie.

Je l'ai aimé, je vous le transmets :

 

.....Avec l'épidémie due au nouveau coronavirus, faisons nous l'expérience de notre extrême vulnérabilité ?

Pour la première fois depuis très longtemps, - et à une échelle planétaire, globale- nous rencontrons quelque chose dont la puissance est bien supérieure à la nôtre et qui parvint à nous mettre à l'arrêt pendant des mois. D'autant plus qu'il s'agit du virus, c'est à dire du plus ambigu des êtres sur Terre, celui pour le quel on a du mal même à parler de " vivant " ; il habite le seuil entre la vie " chimique" qui caractérise la matière et la vie biologique, sans qu'on puisse définir s'il appartient à l'une ou à l'autre.

Il est trop animé pour l'une, trop indéterminé pour l'autre.
C'est dans son corps même qu'il trouble l'opposition nette entre la vie et la mort.

Et pourtant cet agrégat de matériel génétique en liberté à fait s'agenouiller la civilisation humaine techniquement la plus développée de l'histoire de la planète.

Nous avons rêvé d'être les seuls responsables  de la destruction. Nous faisons l'expérience que la Terre peut se débarrasser de nous avec la plus petite de ses créatures.


C'est très libérateur : nous sommes enfin libérés de cette illusion de toute puissance qui nous oblige à nous imaginer comme le début et la fin de tout événement planétaire, dans le bien comme dans le mal, à nier que la réalité en face de nous soit autonome par rapport à nous.

Même une minuscule portion de matière organisée est capable de nous menacer. La Terre et sa vie n'ont pas besoin de nous pour imposer des ordres, inventer des formes, changer de direction. 

Emanuele Coccia

 

Propos recueillis par Nicolas Truong, Le Monde.

 

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C
Le combat des puissances
Quand un phénomène surpuissant, insaisissable, volatile attaque une puissance.

Le coronavirus s’installe chez l’homme soit pour un rhume banal soit pour une infection pulmonaire sévère et mortelle pour les plus fragiles.
Il reste à savoir si l’homme, de plus en plus avide n’a pas pollué son environnement au point de transmettre aux animaux de vilains microbes.
Il faut voir à quel point ce coronavirus, saisissant la planète entière, provoque en même temps une réduction, presque immédiate de la pollution. La Chine, lancée dans son essor économique aux dépens d’une population fragile et appauvrie dans certaines régions mais aussi en gardant des traditions ancestrales non recommandées pour l’état sanitaire du pays puisque les animaux se nourrissent d’aliments contaminés, pollués par l’activité humaine, se mord la queue..
Et le monde est atteint tant la vitesse du commerce international est intense. N’a-t-on pas l’exemple de nos abeilles prises au piège de nos pratiques destructrices ?

Qui est le plus puissant quand on constate qu’une minuscule chose peut nous anéantir?
Est-il important d’être le plus puissant et d’entretenir cette surpuissance pour se refermer, se protéger et ignorer le reste du monde, si possible même l’anéantir aussi ?

Le monde est mis à l’épreuve par un coronavirus.
D’une part nos défenses immunitaires humaines sont atteintes.
D’autre part, nos actions commerciales discutables et inter dépendantes sont en péril. L’Union Européenne semble bien mise à mal.

Quelles seront nos réactions après le confinement de la planète ?
Les battants vont reprendre leurs projets de profit commercial auto protecteur.
Les fragiles vont essayer de trouver un sens à la vie, à la condition humaine, dans une inégalité totale.
La fonction politique reviendra-t-elle sur les sacrifices, les restrictions de personnel dans le domaine médical, rendant exsangues des établissements, épuisés et dévalorisés des soignants, obligés parfois de faire un choix entre vie et mort de malades.
Resterons-nous dépendants des laboratoires ?

Tout cela pour me demander si c’est vraiment libérateur d’imaginer qu’on peut ne pas être responsable d’un mal invisible, minuscule qui immobilise la planète.
L’homme s’adaptera encore et toujours. Des populations resteront « supérieures ». Les plus fragiles sortiront encore plus fragilisées. L’Afrique, par exemple restera l’ »appât » idéal où la Chine continuera de s’installer insidieusement et commercialement.

On sera dépendants du mensonge. Où aller chercher la VERITE quand elle n’est pas transmise honnêtement ?

Le coronavirus n’est pas un OVNI. Il n’est pas venu d’ailleurs. C’est un mutant terrestre. On l’a généré mais il nous a échappé. Il nous a appris à nous battre avec des armes complètement inédites et toute la responsabilité de chacun.
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L
Dès le commencement de l'histoire, quand les hommes se sont structurés en sociétés de plus organisées et complexes, les recherches de profits sont nés des recherches de pouvoir, particulièrement en exploitant les plus faibles et les caractères conciliants.Les seniors, qui deviendront les seigneurs, ont très tôt institué des règles et inventé les religions. Celles ci avaient le double avantage:
- Donner un sens à la vie et l'après vie des hommes
- Ancrer et renforcer les pouvoirs des décisionnaires
DIEU, qui avait une forme humaine trônait au dessus de la voûte céleste, tandis que la lune, les étoiles et les planètes tournaient autours de notre Terre, située au centre de l'univers.

De nos jours, il y a encore beaucoup d'êtres humains qui, convaincus que l'homme est à l'image de Dieu, prennent conscience que notre minuscule planète, avec ses milliards d'être humains, n'est qu'une minuscule poussière de poussière d'étoile située quelque part dans l'univers. Mais, dans notre grande tolérance, admettons qu'il soit possible n'y ait rien d'incompatible, d'autant qu'une immense majorité des hommes de ce début du XXI° siècle, souffrant sans doute d'un gigantesque complexe de supériorité, était entre (Ô combien) autres, absolument convaincus que seule une force climatique supérieure (genre météorite) ou la négligence écologique des hommes, voire la volonté divine, pourraient être la cause de la disparition des hommes.
Cette crise sanitaire à laquelle nous sommes confrontés nous démontre que vraiment, nous ne maîtrisons pas grand chose!
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A
"La Terre peut se débarrasser de nous avec la plus petite de ses créatures : le virus"
Ne sommes nous pas "le virus bien vivant"?!

Les "maux de l'extérieur" sont aussi des manifestations des "maux de l'intérieur".
Cette crise sanitaire ainsi que les autres catastrophes (notamment) climatiques pourraient rappeler à notre mémoire les plaies d’Égypte ( grêle, obscurité, sauterelles, mort des premiers nés...), qui invitèrent déjà à une "remise en question".

S'il est bien sûr terrifiant de s’apercevoir qu'une entité microscopique puisse paralyser le monde humain entier, il reste que cette dernière appelle nécessairement dans la situation de douleur et de peur à une opportunité de jugement et de discernement nouveaux.
C'est d'ailleurs ce à quoi renvoie le double sens étymologique du mot "crise" (du latin crisis, manifestation grave d'une maladie, issu du grec krisis, "décision", "jugement".)

Le monde est le reflet de notre être et de nos représentations.

Nous sommes en danger, sur la terre support de vie, référentiel cosmique mais, nous pouvons enfin le comprendre aujourd'hui, après la manifestation du Covid -19, notre ennemi c'est nous même....
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C
Prendrons nous un jour conscience que le monde ne tourne pas autour de nous ?
Comprendrons nous que nous avons le choix de nos actes si nous ne pouvons pas choisir ce qui nous arrive ?
Comprendrons nous un jour la loi de cause à effet ?
Comprendrons nous que c'est en nous que se trouve les réponse?
Ca me rappelle une séance de méditation .........
Merci Pascale de nous aider à réflechir !
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