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ECRITURE CREATIVE - MEDITATION PLEINE CONSCIENCE

Proposition N° 2 ENTRE DEUX LIVRES

Bonjour,

C'est le printemps, période, pour certains d"entre nous, du rangement et du grand ménage !

Peut être trouverez vous dans votre bibliothèque, dans une armoire, dans votre table de chevet, grenier, tiroir,etc.... quelques livres oubliés, un  peu poussiéreux, qui n'ont pas été ouverts depuis longtemps ......

Je vous propose d'en choisir deux et d'aller pour le premier, à la  première page. De cette page, que vous lirez, vous garderez le premier paragraphe, qui sera le début de votre histoire, de votre texte ( cela s'appelle un INCIPIT ).

Du second livre,, vous choisirez le dernier  paragraphe qui sera la fin de votre texte ( on appelle cela un EXCIPIT );

Vous voici avec un début et une fin.... Il ne reste plus qu'à inventer le milieu, et à donner un titre à votre texte.
Merci de bien vouloir citer les livres que vous avez choisis.

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C
HUMANI…TERRE, ELEMENT…TERRE !
« Il n’existe pas de véritable coupure entre le Moyen Age et la Renaissance. On a pu parler d’un humanisme médiéval, nourri dès le XIIe siècle par le travail des clercs, élargi au XIIIe à des préoccupations philosophiques, mûri et discipliné au XIVe siècle grâce à l’action personnelle de Charles V. L’humanisme de la Renaissance prolonge l’humanisme médiéval. Cependant il le transforme, sous des influences nouvelles »
Etait-il nécessaire de développer des théories autour de l’Humanisme, n’est-il pas inhérent au fait que nous sommes humains ? Les animaux – autres vivants de notre famille, n’ont-ils pas gardé de ces comportements qualifiés d’archaïques - et donc opposés au modernisme - d’humanisme, alors que nous, nous avons à chaque période de l’Histoire voulu imposer des théories « nouvelles », plutôt que d’utiliser les résultats des analyses des chercheurs pour comprendre nos fonctionnements sociaux primaires, donc basiques, …essentiels?
Et à bien y regarder, la Renaissance avait déjà inventé le respect de la zone de maintien à bonne distance, une façon de se protéger des échanges morbides. Les parfums déplaçaient leurs effluves, mélangeant les odeurs d’une hygiène bien éloignée de la nôtre devenue plus de l’asepsie – éloigner les microbes, plutôt que vivre en symbiose avec eux, au risque de nous laisser envahir par eux – malgré un accroissement certain de la population de la Terre…
Décidément, nous, les êtres se tenant debout sur deux pattes, descendus de notre arbre originel, n’avions pas compris grand-chose de/à la Vie. Mais comme il paraît que les histoires se terminent toujours bien, il avait fallu se trouver confrontés à ce que tout un chacun aurait pensé totalement impossible compte tenu du haut niveau de vie de capitalistes repus de certains. Le virus, en s’insinuant petit à petit dans l’ensemble des pays, obligea surtout les dirigeants à revoir leur copie…comment pourraient-ils continuer à sauver la face? à se sauver eux-mêmes? et continuer à engranger le maximum de richesses?
En nous reléguant, tels des gueux dans nos campagnes jadis tout juste bonnes pour quelques semaines de vacances ou quelques week-end prolongés – l’été à la mer, l’hiver à la montagne quitte à inventer la neige quant elle vint à manquer et à se délocaliser pour trouver chaleur et soleil. En nous reléguant, ils ne se rendaient pas compte que c’est nous qui allions d’abord nous sauver, nous qui avions déjà compris que vivre au rythme des saisons, que produire et consommer local… c’était vital, sans compter que pour nous, le périmètre de sécurité était déjà existant – il nous fallait même faire un effort pour être plus de 2 autres que la cellule familiale, et pour nous rapprocher à moins de 10 mètres ; nous allions devenir le modèle à suivre…Des petites unités de production à la campagne à taille humaine pour des objets utiles et nécessaires remplaçaient les usines, les hôpitaux redevenaient essentiellement des centres héliomarins, l’école buissonnière était encouragée à proximité de petites maisons bâties du bois prélevé à proximité immédiate des terrains où chacun disposait d’un jardin - finies ces constructions qui empilaient les logements à des hauteurs toujours plus grandes – il n’était plus question de vouloir toucher le ciel (une liste d’attente du jeu de marelle était néanmoins mise en place pour subvenir à la demande) : Toucher terre était l’essentiel. Certains ne manquèrent pas d’y ajouter leur touche – signe qu’ils n’avaient toujours rien compris, telle cette conversation interceptée à l’occasion d’un colloque international sur le thème de « la nature – retour aux sources »…
« Jetez maintenant les yeux vers les jardins. La nature est tout entière disposée et rectifiée en vue de la société. Les charmilles droites sont des murailles et des tentures. Ces ifs tondus figurent des vases et des lyres. Ces parterres sont des tapis à ramages. Dans ces allées unies et rectilignes, le roi, la canne à la main, groupera autour de lui tout son cortège. Soixante dames, en robes lamées et bouffantes sur des paniers qui ont quatre-vingt pieds de circonférence, s’espaceront sans peine sur les marches de ces escaliers…
…[Les seigneurs retrouvent leurs pareils jusque dans les figures de marbre et de bronze qui peuplent les allées et les bassins, jusque dans la contenance digne d’un Apollon, dans l’air théâtral d’un Jupiter, dans l’aisance mondaine et dans la nonchalance voulue d’une Diane ou d’une Vénus. Les dieux eux - même sont de leur monde.- Enfoncée par l’effort de toute une société et tout un siècle, l’empreinte de la cour est si forte qu’elle s’est gravée dans le détail comme dans l’ensemble et dans les choses de la matière comme dans les choses de l’esprit.]
1)Manuel des études littéraires françaises – XVIe siècle, classiques HACHETTE – 1946, manuel scolaire de Seconde
2)HISTOIRE - Fin du Moyen - Age, l’époque moderne jusqu’en 1715 – Fernand NATHAN – 1965 - Manuel scolaire de 4e, page 252, Hippolyte TAYNE, Les origines de la France contemporaine
Christine - 26 mars 2020
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A
Marseille 2016.A coté de chez lui les cloches de la Basilique Saint Victor viennent de sonner.Au premier tintement il a été jeté dans le monde d'aujourd'hui comme si il tombait de la terrasse d'un gratte ciel
.Marseille c'était sa ville enfin il y a longtemps ,son attachement demeurait malgré la distance.
La guerre était déclarée.L'ennemi était là,virulent,sournois, il se dirigeait chaque jour vers d'autres victimes,tandis que il les imaginait encore entrain de jouer sur la promenade.Qui pouvait deviner que certains n'entendraient plus les carillons des cloches pour fêter les mariages ,et les baptêmes.Il était très loin de Marseille mais en totale communion avec ses habitants , alors il lui fallait trouver une échappatoire à ces sombres pensées, Il retourna à ses premiers amours.
Il en avait eu la révélation pendant la nuit en rentrant en taxi de l'aéroport.Il se mit à composer,raturer,'arrêtant,de temps en temps pour tout relire en chantant.Il lui restait 6 mois de placard à tirer à Conakry.Assez pour composer un Opéra .
incipit tiré de Belle d'Amour de Franz Olivier Gresbert
excipit tiré de Le suspendu de Conakry de Jean Chritophe Ruffin
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C
Les vacances de Louise

Le matin où j’ai reçu la lettre de Louise Morris m’annonçant son arrivée en ville, j’étais assis dans mon lit, plongé dans la lecture des Hauts de Hurlevent. J’essayais de trouver un commentaire profond que je pourrais resservir cette semaine-là aux élèves de mon cours pour adulte. Il était un peu plus de dix heures et déjà, la chaleur montait, en même temps qu’une humidité confortable. L’été avait été un bain de vapeur, chaque journée se révélant plus intolérablement léthargique que la précédente, mais on avait dépassé la mi-août et je m’étais habituée…….
Stephen McCauley : « Et qui va promener le chien »

Les vacances scolaires avaient incité Louise à venir me voir, en Angleterre.
Elle enseignait le français en banlieue parisienne. Elle me conta un fait touchant de son expérience d’enseignante qui,sans doute, allait m’inspirer pour mon commentaire profond destiné à mes élèves adultes.
Un de ses élèves, Tom, les yeux dans un vague triste avait attiré son attention. ; Elle avait noté qu’il réagissait à certains mots et apporta à son programme quelques poésies. Les yeux de Tom s’illuminaient. Les jolis mots touchaient sa sensibilité.
Ce soir, lui dit Louise, je te propose d’écrire un poème dédié à qui tu voudras.
Et ce soir-là Tom, peu enclin à prendre papier et crayon, ouvrit son téléphone sur une application inhabituelle. De ses deux pouces, debout, il se mit à écrire….


Barbare Constantine : « Tom, petit Tom, tout petit Tom, Tom »
Quand ça a été fini, il s’est rassis. Sa respiration, petit à petit, est redevenue normale. Et il s’est dit que, s’il avait eu du bol, ou plutôt non…. s’il avait pu choisir…. Il aurait voulu être un poète. Il aurait écrit des poèmes qui font dresser les poils des bras quand on les lit. Il en aurait écrit un comme ca pour elle, à la nana là, en bas, quand elle avait treize ans. Elle aurait kiffé. C’est pas possible autrement. Et elle serait peut-être restée. Va savoir…..
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B
LA VIE D’AVANT

Ils sont apparus, comme dans un rêve au sommet de la dune, à demi cachés par la brume de sable que leurs pieds soulevaient. Lentement is sont descendus dans la vallée, en suivant la piste presque invisible. En tête de la caravane, il y avait les hommes, enveloppés dans leurs manteaux de laine, leurs visages masqués par le voile bleu. Avec eux marchaient deux ou trois dromadaires, puis les chèvres et les moutons harcelés par les jeunes garçons. Les femmes fermaient la marche.

La tribu toute entière avançait sous un soleil de plomb , la tête haute. Devant eux, tout autour d’eux les dunes de sable dorées ressemblaient à des vagues à l’immobilité éphèmère sous l’emprise du vent .. De belles personnes aux semelles de vents, et la tête au ciel. Les enfants courent sans peur entre les pattes des dromadaires.
Une voix s’est élevée , une voix d’homme qui chantait l’amour de sa bien-aimée, ses lèvres au goût de sucre , et sa peau à la douceur du pain.
Le temps était suspendu.
L’image s’est brouillée et mes yeux aussi.
Je me suis éloigné du poste.. J’y étais… autrefois.
Sur l’écran il y avait mon amie Kira, il y avait ma mère, les traits plus tirés, vieillies…
Souvenir d’une autre vie… avant

Ce fut le ver rongeur de ma vie d’après , la nostalgie de cette amitié perdue et le désir de chercher, malgré tout, une affection me décidèrent , quelques années plus tard, à retourner dans mon pays, à m’approcher d’un être humain, à l’aimer comme j’aimais Kira et ma mère…

Livre 1er paragraphe : ‘’ Désert ‘’ de Le Clézio
Livre 2 dernier paragraphe : ‘’Kyra Kyralina ‘’ de panaït Istrati
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B
ce texte annule le précédent

LA VIE D’AVANT

Ils sont apparus, comme dans un rêve au sommet de la dune, à demi cachés par la brume de sable que leurs pieds soulevaient. Lentement ils sont descendus dans la vallée, en suivant la piste presque invisible. En tête de la caravane, il y avait les hommes, enveloppés dans leurs manteaux de laine, leurs visages masqués par le voile bleu. Avec eux marchaient deux ou trois dromadaires, puis les chèvres et les moutons harcelés par les jeunes garçons. Les femmes fermaient la marche.(livre 1)
La tribu toute entière avançait sous un soleil de plomb , la tête haute. Devant eux, tout autour d’eux les dunes de sable dorées ressemblaient à des vagues à l’immobilité éphèmère sous l’emprise du vent .. De belles personnes aux semelles de vents, et la tête au ciel. Les enfants courent sans peur entre les pattes des dromadaires.
Une voix s’est élevée , une voix d’homme qui chantait l’amour de sa bien-aimée, ses lèvres au goût de sucre , et sa peau à la douceur du pain.
Le temps était suspendu.

L’image s’est brouillée et mes yeux aussi.
Je me suis éloigné du poste.. J’y étais… autrefois.
Sur l’écran il y avait mon amie Kira, il y avait ma mère, les traits plus tirés, vieillis…
Souvenir d’une autre vie… avant

(livre 2)Ce fut le ver rongeur de ma vie d’après , la nostalgie de cette amitié perdue et le désir de chercher, malgré tout, une affection me décidèrent , quelques années plus tard, à retourner dans mon pays, à m’approcher d’un être humain, à l’aimer comme j’aimais Kira et ma mère…

Livre 1er paragraphe : ‘’ Désert ‘’ de Le Clézio
Livre 2 dernier paragraphe : ‘’Kyra Kyralina ‘’ de panaït Istrati
G
"WANDERED OFF"

From "Something To Be Desired" (1st paragraph)  Thomas McGuane

The moon lofted off the horizon to drift low over the prairie, white and imperious as a commodore. While the two walked, their shadows darted over the ground and through the sage. The boy went along, concentrating on his footing, which was secure and reliable except where the washes had undercut ledges that sloughed quickly beneath them. His father strode ahead in silence, his boots making a steady beat unmodified by the boy's breathlessness. The boy still wore his baseball jersey and had a green sweater tied around his waist. The wind came out of the draws and breathed through them toward the lights of town.

.

I was that boy, nine years ago. Now, I'm a man, Jack Turner, living mostly in Taos, N.M., but often somewhere else far away. I couldn't stay still, I was my father's son. He was a rambler and we got ourselves separated somewhere along the road. But that's all right.    I did call my mother ( In a small village North of Toronto, they called her, their one teacher, Miss Wurtx.)  I did call my mother two years back. She told my that her heartbreak, for me being suddenly swooped away, finally calmed some, though, when she knew from some friends of his in town that I was with Will.  Now, I'm not. I heard from different friends of his, that Will was more than  on the move, he was missing. Liquored up, he left a married woman, right out the front door, very late."Wandered off" that mighta been his legend. Hearing broken information, I'm now searching in the deepest woods on the White Mountains near New Hampshire. Here, the winter's wind and snow are extraordinarily punishing. I left my Mary in Vermont knowing just where I was searching for him all alone. After a sight of days & nights following his alleged footsteps I was feeling strangely sure that I just might be closing in. Night was near and I didn't bring tent gear, I was anxious a bit. Near the River river, I found him, his head near the water's edge. River rolling, just like him. Me too, I guess.




From "Until I find you" (last paragraph)  John Irving

It was four thirty in the morning in Toronto or some ungodly hour like that. Caroline would still be sleeping, but she wouldn't mind a wake-up call from Jack--not if was about his father, her dear William. In fact, Jack couldn't wait to tell Miss Wurtz that he had found him.
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M
"Sur la rive ouest de la Voie lactée, on peut voir deux planètes aussi minuscules que des spores de prêles. Ce sont les petits palais de cristal habités par Chun et Pô, les frères jumeaux." (1)
Frères jumeaux mais frères ennemis, ils passent leur temps à se chamailler. Parfois ils en viennent aux mains et ne s'interdisent pas d'utiliser des mouvements de karaté pour se départager. Cela fait bien longtemps que leurs parents sont morts et enterrés, il n'y a plus personne pour les reconcilier. Chun vit sur Kenzu et Pô sur Kenza. Malheureusement ou heureusement, seul un escalier les sépare de la cuisine qui se trouve sur Kenzo ainsi que la buanderie. De Kenzo partent les chemins vers les autres palais de cristal. Pour Pô doit toujours passer sur Kenzo ou Chun s'est fait un petit coin bureau pour sortir. C'est souvent à ces occasions qu'ils se pougnent.
Pô a un accès facile au grenier de Kenza mais ne s'y intéresse guère. Les vieilleries ce n'est pas pour lui. Il n'aime que le neuf et passerait son temps dans les GiFi, Centrakor et compagnie si il en avait les moyens. Chun, lui, accède au grenier dès que Pô est absent. Et il y fait des trouvailles qui font émerger des souvenirs enfouis. Hier il y a trouvé le journal de sa mère. Elle y consignait jour après jour son quotidien, ses joies, ses peines et ses colères. Dans le dernier carnet, Chun fut très touché de lire son espoir qui la motivait à lutter contre la maladie: elle rêvait de voir ses deux fils vivre en bonne entente. Chun descendit les carnets et les déposa sur le bureau de Pô. Sans rien lui dire il espérait que son frère lirait les mots de sa propre mère, curieux de son enfance. Chun en avait parfois assez des disputes et des bagarres, il rêvait de moments paisibles dans cette maison familiale dont ils avaient hérité en indivision.
Les jours passèrent toujours émaillés de chamailleries et d'altercations plus ou moins violentes. La vie s'écoulait conforme aux habitudes.
Un matin, quelle ne fut pas la surprise de Chun, de trouver au réveil sur la table de la cuisine un petit texte en vers ? Il le prit dans la main le lut attentivement et sans prendre le temps de déjeuner il grimpa quatre à quatre les escaliers pour frapper à la porte de la chambre de Pô. Celui-ci ouvrit tout sourire et les deux jeunes gens s'embrassèrent.

"Ce minuit-là nous fûmes les enfants d'hier
Sortant de leur enfance en se tenant la main
Nous nous étions trouvés retrouvés reconnus
Et le matin bonjour dîmes nous à la vie
À notre vie ancienne et future et commune
À tout ce que le temps nous infuse de force."(2)
(1)Premier paragraphe du conte " Les jumeaux du ciel" tiré du recueil "Le bureau des chats" de Kenji Miyazawa éditions Piquier Poche
(2) Dernier paragraphe du poème "le château des pauvres" tiré du recueil "Poésie ininterrompue" de Paul Eluard
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N
Une vie
Lorsque j avais 6 ans, j ai vu , une fois, une magnifique image, dans un livre sur la forêt vierge qui s appelait Histoires vécues. Ca représentait un serpent boa qui avalait un fauve. On disait dans le livre : « Les serpents boas avalent leur proie toute entière sans la mâcher. Ensuite ils ne peuvent plus bouger et ils dorment pendant six mois de leur digestion »
Je me suis demandé si c’était bien de tout engloutir ou de savourer doucement.
J ai posé la question à Maman d’abord, elle m a rassuré, » tu sais ma fille, il faut faire les choses quand c’est le moment alors manger ta part de gâteau entière est bien, tu n auras ainsi personne qui la mangera à ta place ». J’étais contente, j Adore les gâteaux et surtout celui de Maman aux biscuits bruns, imbibés de café.
Quand je suis allée voir Papa, il n a pas réfléchi, il m’ a tout de suite dit « Prend ton temps ma fille, c’est la solution. Tu savoures doucement ton jus d orange, il descend lentement le long de ta gorge et chaque goutte, tu l apprécies ». J’étais contente c est doux le liquide qui coule doucement dans mon cou.
Les mois ont passés, puis les années. Chacun avait son interprétation, ceux qui pensaient comme Maman, ceux qui rejoignaient Papa....
Aujourd’hui je me dis, « Y a-t-il un choix à faire ? Est ce qu’une réponse est la bonne, où est ce qu’une réponse est la mauvaise ?
En ce temps de confinement certain, il n’est pas certain que la certitude soit de mise.Ll incertitude est peut être certaine, pour un certain apaisement. Mais la certitude de certain laisse certain dans l’incertitude et c’est certainement mieux.
Dés que ce temps incertain sera terminé, je vais certainement aller vers des choix certains, ailleurs où la certitude aura pris les voiles et l incertitude la tangente.
Je me tournerai vers l avant. La proue de l embarcation fendra en deux les eaux soyeuses et limpides du vieux fleuve dont le courant me portera, comme pour m entrainer plus vite vers le monde inconnu qui m attend, vers la grande aventure de ma vie de femme..
(Début... Le Petit Prince.de St Exupéry.... /// Fin ....Amkoullel, l enfant Peul de Hampaté Bâ
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M
Merci Pascale de faire travailler nos neurones !
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P
Merci à toi pour ta participation et ta bonne humeur !
L'idée est de transformer cette situation pesante en occasion de création. Création de liens, d'échanges mais aussi artistique, créative avec tout ce que peux comporter de libérateur le simple fait de pouvoir s'exprimer en toute liberté, sur n'importe quel sujet et pas seulement sur la crise sanitaire.
C'est une première pour beaucoup d'entre nous et ici, on teste, on expérimente. On ne sait pas vraiment où on va, et pas très bien comment ..... On ira peut être très loin, où pas ....
Amitiés, P.